Au Japon, de tous les sports occidentaux, c'est le base-ball qui recueille le plus d'adhérents. La majorité des lycées, collèges et universités de même que les plus grosses entreprises possèdent leur propre équipe. A telle point que le base-ball (yakyû en japonais) est sur le point de ravir au sumô son titre de sport national. C'est par millions que les japonais s'y adonnent, jouant en famille, entre voisins ou collègues, les femmes jouent plutôt au soft-ball, version édulcorée du base-ball. Rien d'étonnant à cette engouement, le base-ball qui met l’accent sur l'esprit d'équipe (wa) est un sport collectif complexe qui demande force, adresse, sang froid et faculté de concentration nerveuse. Du sur mesure pour les japonais! De plus, ils sont les seuls avec les cubains et les mexicains à pratiquer le grand jeu américain.
Le logo des Yohiuri Giants
Les Yomiuri Giants
Le base-ball fut introduit dans l'archipel japonais en 1873, mais ce n'est qu’en 1912 qu'il sera enseigné dans les universités de Tôkyô. En fait son véritable essor remonte en 1934, lorsque fut constitué la première équipe professionnelle: les Yomiuri Giants (les géants de Yomiuri, Yomiuri étant le premier grand journal japonais).Mais le développement du base-ball japonais fut suspendu pendant la seconde guerre mondiale, d'une part parce que les jeunes, qui étaient les seules initiés, étaient réquisitionnés par l'armée, d'autre part parce que tout ce qui venait des États-Unis était désormais proscrit. Pendant l'occupation, le base-ball regagna la ferveur populaire et l'on se mit à construire de nouveaux stades de yakyû en même temps que l'on rebâtissait les villes sinistrées. En 1950 enfin furent crées deux fédérations parallèles, Central league et Pacific league, qui célébrèrent en 1989 le quarantième anniversaire du base-ball professionnel. Aujourd'hui encore, ces deux fédérations dirigent encore le monde du base-ball japonais, brassent des sommes colossales et réunissent environ chaque saisons quinze millions de spectateur dans les stades ultras-modernes des grandes villes, la fièvre du base-ball s'est emparée du japon, y faisant encore plus d'adeptes qu'aux Etats-unis.
Nous pouvons donc voir dans cet exemple du base-ball au japon une certaine occidentalisation du japon voire même d'une américanisation du japon qui s'est donc ouvert au monde extérieur et a sélectionné ce qui semblait lui satisfaire et qui pouvait coller au mieux à son mode de vie et à ces citoyens.
Hideki Matsui avec la mascotte des Yomiuri
Nous pouvons donc conclure que les japonais ont subit une forme d’acculturation (ensemble des phénomènes qui résultent d’un contact direct et continu entre des groupes d’individus de culture différentes et qui entraine des modifications dans le modèle culturel de l’un ou des deux groupes)
Il faudrait montrer quels étaient les loisirs et activités physiques des japonais avant l’occidentalisation.